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Biographie

Aurélie Bautier

Aurélie, c'est tout d'abord un parcours atypique : autodidacte inspirée, elle a commencé a peindre très tôt, sans véritablement se rendre compte de l'histoire de l'art que lui faisaient traverser ses pinceaux...

Ses toiles des premiers temps étaient traversées ici par des aplats a la Barnett Newman ; se soumettaient là au libre-arbitre -pas si hasardeux- d'un dropping Pollockien. Des bleus insondables aux rouges les plus ardents, Aurélie travaille à l'époque l'huile dans la pâte, généreusement, en larges aplats dans l'élan, la dynamique du geste et de ses truelles plates, dentelées, brettées. Si l'usage de l'huile et de la toile montée révèle un timide classicisme des débuts, l'artiste s'aventure dès ses premiers travaux dans des chemins de traverse par cet usage détourné d'un instrument fait pour maçonner ! Et quelle surprise de découvrir la finesse de ce qui est né de cet outil d'ouvrier...

Ces oeuvres d'abstraction évoluent vite. Elles contiennent, cachent, détournent de plus en plus d'embryons de figuration aux couleurs toujours vives, qui semblent vouloir s'extraire de la toile pour envahir notre monde si fade. L'oeil qui s'attarde sur ces toiles sursaute d'y découvrir un bestiaire vivace là ou son premier regard n'avait été séduit que par des entrelacements de teintes pures. Comme pour donner forme à ce fonds de vie, Aurélie se dirige vers le matérialisme : de plus en plus d'huile, du fer, des bonbons même, des photos,... les objets envahissent les deux dimensions toilées afin de leur donner chaire.

Soif d'expérimentation, soif de découverte. Aurélie part à Londres, étudier l'histoire de l'art au Sotheby's Institute dont elle sortira avec son bachelor. Elle y tombe sous le charme de l'art moderne, des années 50, du design et de l'architecture. Mais, si cet enseignement la séduit, son oeuvre restera fidèle a son parcours propre, refusant de céder aux influences des grands du passé.

De retour en Belgique, sa peinture se fait plus posée, moins abrasive. L'huile a laissé la place à l'acrylique et les teintes s'adoucissent. Aurélie revient aux aplats de ses débuts, mais dans une direction opposée : plus introspective. La profondeur n'est plus à chercher dans l'épaisseur, mais dans l'espace infini qui semble séparer les multiples couches translucides épousant la surface de la toile.

L'artiste rentre à l'école de l'ERG (École de Recherche Graphique), à Bruxelles, afin de s'essayer aux exercices variés, voire imposés. Si ces contraintes ne lui agréent pas, libertaire et libérée, Aurélie en sortira avec de nouvelles directions et idées. Les toiles de cette époque proposent l'alliance de ses fonds éthérés aux profondeurs insondables, avec la force d'un portrait, toujours différent, monochrome souvent, qui repose en première ligne. Visage fait de quelques traits, minimalisé, réduit a sa plus simple expression, et qui paradoxalement, en contient le plus.

De voyage en Asie, de soirée entre amis, de rencontre aux détours d'un miroir, Aurélie peint ce qu'elle voit, ce qui la touche, ce qui la fait vibrer. Mais loin d'un cliché stratifié, ces représentations semblent a jamais contenir l'étincelle et la force de la vie.

C'est peu après son retour de Thaïlande qu'Aurélie présente pour la Premiere fois ses oeuvres au regard d'un public. Elle expose en mars 2007 dans le splendide cadre atypique -à l'image de son art- des Châteaux d'Eau d'Uccle (Bruxelles).

De ses regards subjectifs du monde qui l'entoure mis en toiles, l'artiste poursuivra ce cheminement d'introspection par une série d'autoportraits, déclinées par dizaines, aux accents parfois pop, parfois sobres, toujours intenses.

C'est après quelque deux ans de créations plurielles qu'Aurélie en présentera les fruits lors de plusieurs expositions : en juillet 2009, ses portraits intensifient de leur lumière intrinsèque les murs blancs de la galerie contemporaine “Artemptation” à Bruxelles. C'est quelques mois plus tard -en septembre 2009- la “Galleria” (Bruxelles) qui présentera ces portraits fins et infinis. Le public répond présent et les expositions s'enchaînent : Aurélie sera présente a la foire du BAAF en novembre de cette même année.

L'instantané devient une préoccupation première pour l'artiste : réussir à saisir l'intensité, l'éclair, le flash d'une émotion. Aurélie fait l'acquisition d'une cabine à photomatons et invite ses visiteurs à se prêter au jeu de cette capture d'image sans contrôle, soudaine et vive. Là ou la photographie dite “classique” et l'acte de prise de vue se leurrait dans l'utopie de saisir la Nature -par essence en mutation perpétuelle- ; le fait de laisser à la machine le libre choix de l'instant, fruit du hasard, rejoint la vie par son caractère spontané.

Avec l'accroissement de l'utilisation des médias sociaux, Myspace, Facebook, Twitter -entre autres, une nouvelle tendance voit le jour dans nos mondes : celle du temps réel transmis brut et provoquant des réactions instantanées. Artiste ancrée et représentative de son époque, les oeuvres immédiates et fortes en émotions d'Aurélie se font reflets de ce tout nouvel aspect de notre société.

Le jeu est aussi à chercher dans le travestissement : les photomatons et donc les toiles offrent à voir des lunettes extravagantes, des diadème, des oreilles de Mickey, des masques, des déguisements.. Ici aussi, l'artiste dénonce une dérive de notre époque : celle de vouloir se mettre en scène au quotidien, celle de jouer de son image au point que celle-ci devienne plus réelle que la vie.

Mais la peintre va plus loin : Elle rend à cet instantané de temps, à cette théâtralisation de la réalité, la beauté et la profondeur de sa durée, par les sentiments puisés dans ses clichés et leurs transcendances sur ses toiles.

Aurélie réconcilie ainsi les dérives de notre époque en leur réinvestissant de ce qui leur fait défaut : l'émotion.

Biography

Aurélie Bautier

Shortly after her return from Thailand, Aurélie presents her art pieces for the first time to the public. She exposes in March 2007 within the splendid atypical setting - framework to the image of her art - namely the Water Towers of Uccle (Brussels).

From her subjective glance at the world put into frames, the artist will continue her journey of introspection through a series of self-portraits, always ten at a time, emphasized here by pop accents, there more sober ones, however always intense.

After two years of numerous creations, Aurélie presents this fruit-bearing experience during several exhibitions. As it stands, in July 2009, for instance, her portraits got intensified by their own intrinsic light on the white walls of "Artemptation", a contemporary gallery in Brussels. Furthermore, a few months later, in September 2009, "Galleria" (Brussels) will proudly present these refined and infinite portraits. There as well, the public is present and further exhibitions will follow: Aurélie will participate at the fair of the BAAF in November of the same year. Moreover, the snapshot becomes a primary concern for the artist: successfully seizing the intensity, the lightning, the flash of an emotion. Aurélie acquires a photo booth and kindly requests her visitors to lend themselves to this image-capturing game, sudden and vivid, without control.

The so-called "classic" photography and the act of catching sight are deluded in the unreachable dream of getting hold of Nature which is perpetually evolving. Here it clearly is the camera which freely picks moments in time, at random, coming closer to life thanks to its spontaneous character. With the never-ending increase of the social community sites such as Myspace, Facebook, Twitter among others, a new tendency is born in our contemporary world, meaning real time purely transmitted causing instantaneous reactions.

As a strong and committed artist of her time, Aurélie's immediate and emotionally vivid art carefully reflects this brand new aspect of our society.

The game also consists in dressing-up: photo booths and therefore frames offer to see extravagant glasses, diadems, Mickey Mouse ears, masks, disguises. Here also, the artist denounces a drift of our time: willing to draw attention so that things reach such a pitch that the image becomes more real than life.

But the painter goes further; she renders to this snapshot of time, to this dramatizing reality, the beauty and the depth of its duration, adding the feelings drawn from its stereotypes and their reflections on her frames.

Aurélie thus reconciles the drifts of our time reinvesting them in what is lacking: emotion.

Biografie

Aurélie Bautier

Na haar terugkeer uit Thailand, stelt Aurélie voor het eerst haar kunstwerken voor aan het publiek. In maart 2007, vindt de tentoonstelling plaats in de Waterkastelen in Ukkel, een prachtige en atypische setting, ideaal voor een perfecte weerspiegeling van Aurelies kunst.

Van haar subjectieve kijk op de wereld, die uiterst nauwkeurig in haar doeken wordt weergegeven, ontwikkelt de artieste zicht verder op een meer introspectieve wijze in een reeks zelfportretten. Door het pop-element te benadrukken, vertonen haar talrijke portretten een sober karakter getint met intensiteit.

Na ongeveer twee jaar gekenmerkt door meerdere creaties, kan haar werk bewonderd worden tijdens verschillende tentoonstellingen: In juli 2009, komen haar portretten volkomen tot hun recht dankzij een accurate verlichting op witte muren als achtergrond van de eigentijdse galerij "Artemptation" in Brussel. Enkele maanden later, namelijk in september 2009, zal ?Galleria" (Brussel) deze verfijnde en grenzeloze portretten exposeren. Het publiek reageert positief zodat andere tentoonstellingen plaatsgrijpen: Aurélie zal namelijk aanwezig zijn op de jaarbeurs van de BAAF in november van hetzelfde jaar zijn; het begin van een bekroning?

De momentopname is de vertolking van de initiële bekommernis van de kunstenares: erin slagen om de intensiteit, de bliksem, de kortstondige emotiebelevenis weer te geven in haar doeken. Aurélie koopt bijgevolg een photo booth en spoort haar bezoekers aan om zich tot het spel te wagen van oncontroleerbare, plotse en levendige momentopnames.

Daar waar de zogenaamde "klassieke"fotografie en de handeling tot het maken van een beeld, het moeilijk hadden om de Natuur correct weer te geven, vermits deze laatste een evolutief karakter vertoont, krijgt het automatisch toestel de mogelijkheid een toevallige en willekeurige momentopname weer te geven, wat overeenkomt met het spontaan karakter van ons leven.

Met het aangroeiend gebruik van de sociale netwerksites zoals daar zijn Myspace, Facebook, Twitter, ontstaat een nieuwe tendens in onze samenleving: de onverkorte weergave van het moment, wat ogenblikkelijke reacties insluit.

Als eigentijdse artieste van de 21ste eeuw, vertoont haar kunst dankzij onmiddellijke en krachtige emoties, een verfrissend en verassend nieuw aspect van onze huidige maatschappij.

Haar speelse benadering bestaat er ook in zich te verkleden: photo booths alsook doeken laten toe om excentrieke brillen, haarbanden, Mickey Mouse oren, maskers en andere verkledingsattributen te dragen. Hier onderstreept Aurelie de ontsporing van onze samenleving: Dagelijks opvallen en een beeld van de werkelijkheid weer te geven, dat niet strookt met de realiteit.

Maar de artieste gaat verder: In haar schilderijen geeft zij aan de momentopname door de werkelijkheid in een negatief daglicht te stellen, de schoonheid en de diepte weer, dankzij de uitgedrukte gevoelens, gesteund op de weerspiegeling van stereotypen.

Aurélie verzacht aldus de ontsporing van onze samenleving door een ontbrekend maar essentieel element eraan toe te voegen, namelijk de emotie.

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  • Aurélie is showing her paintings at the restaurant Nea Genia More
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